les polonais à Roche, une intégration réussie

 

 

  Le groupe folklorique Syréna

 

 

 

Les premières familles polonaises arrivèrent à Roche en 1914.

Les premières familles polonaises venaient de la commune de Lallaing, chassées par l'invasion allemande. Ces familles Rejer, Zimmer, Drymala,Szydlowski, Matuszewski, Switaski..., étaient accompagnées du 1er aumônier de Beaulieu, M. le curé Piaszcynski  et d'une institutrice polonaise Mlle Szmidt. L'ingénieur en chef M. Vigery facilita leur installation ainsi que M. Augustyniak architecte à St Etienne et M. Biernawski, archiviste de la Préfecture.

A la fin de la guerre, l'énergie du charbon est de plus en plus nécessaire dans une France affaiblie ; on va faire appel à nouveau à des ouvriers polonais; une 2ème vague d'immigrés arrivent chez nous. En 1926, ce sont plus de 300 ouvriers qui s'engagent à la mine.

Quelques familles sont logées à la cité du Moulin ou à la cité du Bourgeat, construites en 1921, mais la plupart seront hébergées dans la cité de Beaulieu où 80 maisons doubles avaient été construites par la Cie des mines entre 1901 et 1915. Entre 1923 et 1928, ce sont 55 autres maisons qui s' y ajouteront pour constituer la plus grande cité ouvrière de Roche avec 456 logements.

Le comité central des Houillères de France avait un service chargé du recrutement de la main-d'oeuvre étrangère. Le comité recrutait ses ouvriers en Pologne et organisait des convois pour la France. Un contrat de travail d'un an était établi.

Beaulieu a été une cité marquée par une forte empreinte polonaise puisque c'est tout un réseau d'activités et de structures qui va se mettre en place grâce à quelques personnalités comme M. Rejer. Dans les écoles privées de Roche et de Beaulieu s'organise un enseignement de langue polonaise. Avec une aide importante de la Mine, on construit une chapelle, des salles de réunion. La société de gymnastique "Sokol" est créée en 1920; la société de musique "Harmonia" ainsi que la bibliothèque, le Comité des Sociétés de Beaulieu en 1923. Puis d'autres sociétés verront le jour...Au fil des années, et malgré une intégration très réussie, cet idéal s'est transmis aux générations suivantes. le flambeau a été magnifiquement repris par le groupe "Syréna" qui fait admirer partout le riche folklore polonais.

Les bonnes relations qui s'établirent dès leur arrivée avec les familles françaises, leur engagement aux côtés des Français dans les périodes de guerre, la pratique religieuse, mais aussi surtout l'esprit de camaraderie qui régnait au fond de la mine, contribuèrent à une bonne intégration dans la société française.

D'autres immigrés sont venus à Roche pour travailler dans les mines. En 1929, il y avait à la Compagnie des mines 1778 ouvriers d'origine étrangère ( 28% des effectifs) parmi lesquels 809 polonais, 362 marocains, 360 italiens. Plus tard viendront les algériens, ainsi que d'autres immigrés quittant leur pays d'origine  à cause de conflits ou de misère.

Source : "Au jour et au fond", Histoire de la mine et des mineurs de Roche la Molière ( Amiproche).

PS: Dimanche 5 Décembre 2010 : "Comme toutes les années, l'église de Beaulieu était remplie pour la fête de la Ste Barbe....Le père C.Grillet et le père R.Szarzynski ont célèbré conjointement la Messe...L'Harmonia de Beaulieu, sous la direction  de Richard Tomusiak, assurait l'accompagnement musical de la chorale Ondaine Firminy de même que le groupe Syréna avec les chants polonais et ses costumes traditionnels...A la sortie, le groupe Syréna procéda à la traditionnelle distribution de brioches..." ( Le Progrès du 7 déc. page Roche la Molière.).

Script : Serge Arnaud.

24 votes. Moyenne 4.50 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×